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samedi 25 mai 2013

SAUVONS LES ANES 2013 - CAP BON - BOUKRIM ENNCHAA


Comme chaque année le Club Faune et Flore Méditerranéenne (CFFM) réitère son action phare de sauvegarde des ânes en Tunisie. 

En effet, l’âne est aujourd’hui encore le compagnon de labeur des agriculteurs et des familles les plus pauvres qui n’ont souvent pas le moyen d’entretenir cet animal qui leur sert d’outil de travail et de moyen de transport . 

Ayant déjà soigné bénévolement plus de 1000 ânes au cours des dernières années, le CFFM continue dans sa démarche de sauvegarde de cette espèce en voie de disparition dans le monde et organise les 1er et 2 juin 2013 une action d’envergure dans la région du Cap Bon dans les villages de Boukrim et de Ennchaa.

Une équipe de vétérinaire et de bénévoles se déplacera afin d’identifier par tatouage, vacciner, déparasiter, apporter divers soins médicaux, et distribuer des licols aux ânes.




Afin de mieux connaître la race asine tunisienne les vétérinaires effectueront en outre des mesures et des prélèvements dans le but faire des études sur l’espèce.

Cette action sera doublée d’un volet artistique pour les grands et les petits :
• Exposition Troubadour III sur le thème de l’âne
• Ateliers de sensibilisation sur la nature pour les enfants.
• Randonnée

Afin de soutenir cette action il est possible de parrainer les soins d’un ou plusieurs ânes pour 40 dinars par âne traité ou de sponsoriser l’action.

DETAILS PRATIQUES :

LA PARTICIPATION SE FAIT SUR INSCRIPTION ... LES PLACES SONT LIMITEES

Pour connaitre les détails du programme et toutes les modalités du parrainage, il suffit de prendre contact avec le Club par mail acamff@gmail.com ou par téléphone 26606813 / 97618287 


l'action se déroulera à Boukrim et Ennchaa près de Haouaria.
Le logement se fera dans une maison d'hôte à Boukrim.

La participation est de


20 TND pour les adhérants
40 TND pour les non adhérants

Elle comprend le logement de la nuit du 1er au 2 juin, le dîner du 1er juin et le petit déjeuner du 2 juin.

Le lieu est très rustique et très agréable pensez à apporter des serviettes de toilette et éventuellement des draps



maison d'hôte 

maison d'hôte

Pour voir les précédentes actions CLIQUER ICI  

lundi 23 avril 2012

Action " Sauvons les Anes" à Zaghouan 28-29 Avril 2012


Chers amis, près notre manifestation devant l'assemblée constituante au Bardo pour l'inscription du droit de l'animal dans la constitution Nous revoilà repartis pour une nouvelle action "Sauvons les ânes" au village du jouf à Zaghouan

Cette action sera mené sur deux weekends de suite:
le 28-29 avril 2012 - l'action de vaccinations, vermifugations et identification des ânes du village
Le dimanche 6 Mai : une randonnée à dos d'âne soignés dans la région...le but c'est revalorisée l'âne dans la région et créer un circuit de randonnées asines afin de faire bénéficier la population locale et diversifier le produit touristique ce qui servira à désenclaver ces villages et à améliorer les conditions de vie des villageois.

Soutenez nos actions
Parrainez un âne !!

Pour les dons RIB 08 010 01104 20 010958 70 ASSOC CLUB FAUNE ET FLORE MED Agence BIAT ARIANA 2 R Mustpha Hjayej Cité Ennour Ariana et envoyez un mail a acamff@gmail.com avec le montant de votre don  



lundi 2 janvier 2012

Non au braconnage de l'outarde Houbara الحبارة طائر محمي لا لصيده


Lors de notre  action "sauvons les sloughis" à Douz le 23-25 Décembre 2011, Nous avons voulu marquer notre positionnement ferme face au braconnage de l'outarde-Houbara dans le sud Tunisien.

 Non au braconnage de l'outarde Houbara
الحبارة طائر محمي لا لصيده


Pétition pour la préservation de l'outarde Houbara en Tunisie

L’Outarde houbara Chlamydotis undulata undulata est une espèce rare et menacée, qui est protégée par la loi tunisienne et plusieurs conventions internationales dont la Tunisie est signataire. Ceci n’a pas empêché la quasi-extermination de la population tunisienne de l’Outarde houbara vu que le braconnage pratiqué par les émirs des pays du golfe a été autorisé pendant plus que 20 ans par le régime Ben Ali.

Depuis le début du mois de novembre des importantes préparations pour des nouvelles campagnes de braconnage de la faune sauvage dans le Sud tunisien ont été constatées. Sans tarder, l’Association « Les Amis des Oiseaux » (AAO) a informé les autorités et la société civile du risque imminent de braconnage et a organisé en partenariat avec d’autres associations environnementales une conférence de presse.

Tous nos appels aux autorités tunisiennes sont à ce jour restés sans réponse.
Pour cela nous demandons au Président de la République et au gouvernement actuel de prendre position et de faire respecter nos lois en matière de conservation de la faune sauvage et en particulier des dernières Outardes houbara.


Sous-espèces (3) : Chlamydotis Undulata fuertaventurae - îles Canaries, Chlamydotis undulata undulata (race type) - Afrique du Nord jusqu'au nord et au centre de l'Egypte.
Chlamydotis u. macqueenii (outarde de Mc Queen) - Moyen-Orient, de l'Arabie à l'Iran et au Pakistan Oriental, également présente dans le nord-ouest du Kazakhstan jusqu'à la Mongolie et à la Chine. Hiverne du golfe Persique jusqu'à l'Inde.

Les houbaras sont des outardes de taille moyenne, relativement pâles et au corps élancé. Bien qu'on ne puisse pas franchement parler de dimorphisme sexuel, le mâle adulte est très nettement plus grand que la femelle, avec des plumes hérissées plus longues et plus visibles à l'arrière de la calotte, au cou et sur la poitrine Outarde houbara Il présente également davantage de noir sur les côtés de la poitrine.

L'adulte affiche un dessus chamois sableux pâle avec des mouchetures et des raies brun sombre qui sont toutefois plus discrètes sur les couvertures alaires. La queue porte quatre bandes bleu-gris bien visibles. La calotte chamois est parfois masquée par une bande de plumes érectiles blanches, le reste de la face étant gris-chamois pâle. Une longue bande noirâtre composée de plumes filamenteuses et érectiles descend de chaque côté du cou blanchâtre jusqu'à la poitrine. Le dessous est clair, les pattes vert-olive ou jaune-paille.

On assiste à quelques variations dans le plumage en fonction des sous-espèces géographiques. La race fuertaventurae qui vit aux îles Canaries est un peu plus petite, plus chaudement colorée et plus fortement Outarde houbara marquée sur le dessus que la race type. Par contre, l'outarde de McQueen est plus pâle, plus sable dessus que l'outarde houbara, avec des points sombres plutôt que de barres sur les parties supérieures. Elle présente moins de noir au cou et affiche trois larges bandes à la queue au lieu de quatre.

Chant : Elle est relativement silencieuse. Tous les cris semblent faibles ou insignifiants.

Habitat : Les houbaras fréquentent les zones semi-désertiques et désertiques les plus riches en végétation. Pendant la période de reproduction, on les observe dans les steppes sèches et les bordures de désert parsemées de buissons. En période hivernale, elle opère souvent des incursions dans les cultures sèches.

Comportements : Elles sont assez solitaires en période de reproduction, mais adoptent Outarde houbara un comportement grégaire et forment des troupes le reste de l'année. Farouches et prudentes, (la race type d'Afrique du Nord est aujourd'hui fortement menacée du fait de la chasse), elles trottinent d'un buisson à l'autre pour se cacher quand on les approche.

Au cours de la parade nuptiale, les outardes houbara rentrent la tête dans les épaules et hérissent les longues plumes de la poitrine et du cou, donnant l'impression d'une grosse houpette blanche animée lorsque l'oiseau trottine en cercles et en zigzags.

Alors que les populations sont sédentaires ou localement errantes au Moyen-Orient et en Afrique, elles sont fortement migratrices en Asie Centrale. D'août à octobre, elles quittent les lieux de nidification et prennent leur envol au-dessus Outarde houbara de l'Himalaya pour parvenir à partir de septembre et jusqu'en novembre sur leurs lieux d'hivernage situés au bord du golfe Persique et en Inde.

Vol : Vol ferme et rapide.

Nidification : La saison de reproduction est assez constante malgré les différences de longitude. Elle intervient de mars à avril aux Canaries et en Afrique du Nord, de mars à mai en Syrie, de mars à avril au Pakistan. Le nid est une cuvette peu profonde grattée au sol sans aucune garniture. Il est parfois en terrain découvert, mais la plupart du temps proche d'une forme d'abri végétal. La femelle pond deux ou trois oeufs dont l'incubation dure généralement 24 jours. Les poussins ont un duvet chamois et doré avec des marques blanches, noires et sépia qui représentent un bon camouflage dans la végétation environnante.

Régime : L'outarde houbara est très opportuniste et n'a pas de régime marqué en fonction des saisons. En matière d'alimentation animale, elle se nourrit principalement de sauterelles, de criquets et de locustes, mais elle inclut également dans sa diète toute une variété de petits invertébrés ainsi que des petits reptiles tels que les serpents et les lézards. Pour ce qui concerne le végétal, elle ingurgite des fruits , des graines, des jeunes pousses, des feuilles et des fleurs.

Sources :

jeudi 8 décembre 2011

Courvite isabelle à Douz



Courvite isabelle "Cursorius cursor" photographiée lors de l'action "sauvons le sloughi" en décembre 2010 à Douz.

Ordre : Charadriiformes
Famille : Glaréolidés
Biométrie :
Taille : 21 à 24 cm
Envergure : 51 à 57 cm
Poids : 93 à 156 gr

Ce limicole unique possède des pattes claires et un plumage entièrement sable. Sur le dessus, le blanc est restreint à une seule bande étroite postérieure aux secondaires. Assez semblable aux pluviers par la forme générale, il s'en distingue par les pattes plus longues, le bec noir légèrement arqué, le cou plus mince et la posture plus dressée. La tête présente des sourcils blancs très nets surmontés d'un trait noir et une demi-calotte sommitale gris-bleu. Le dessous des ailes et la main sont noirs, contrastant nettement avec le reste du plumage sable. Les juvéniles ont une tête nettement moins marquée et le plumage diffusément marqué dessus.

La race nominale cursor effectue de grandes migrations, la majorité des oiseaux traversant le Sahara pour hiverner dans le Sahel, au Soudan et dans le nord du Kenya. De ce fait, le courvite est rare au nord du Sahara en hiver. Elle est également présente en Arabie Saoudite à cette saison (décembre-janvier), venant probablement de l'est du Moyen-Orient. Les mouvements de retour vers les sites de nidification ont lieu surtout en mars-avril, parfois jusqu'en juin. 
Les courvites ont une démarche caractéristique, notamment lorsqu'ils s'alimentent, alternant les trottinements rapides et les temps d'arrêt pour picorer. Leur vol est constitué de battements d'ailes lents et chaloupés un peu à la manière de celui du vanneau huppé. Cependant, il est plus rapide que ce dernier et entrecoupé de courts planés.

Nidification : En Afrique du Nord, Mauritanie, Isra�"l et Iran, la saison de reproduction intervient du mois de mars au mois de juin. Au Pakistan et en Jordanie, elle a lieu en avril, alors qu'au Sénégal, elle se déroule de décembre à mai. Le nid est une simple dépression non garnie sur le sol nu. La femelle pond deux oeufs qui sont incubés par les deux partenaires pendant une période de 19 jours. Les poussins désertent le nid peu de temps après l'éclosion. Ils portent un dessus finement moucheté de roux sableux et de blanc, un capuchon fortement rayé et un dessous blanc lavé de chamois à la poitrine.

Régime : Il consomme normalement des insectes (scarabées, sauterelles, fourmis, mouches) ainsi que des mollusques, des isopodes et des graines. Il se nourrit à la manière des pluviers en effectuant de longues courses au sol puis en marquant un temps d'arrêt brusque pour se saisir avec son bec d'une proie qu'il avale en entier, même s'il s'agit de gros insectes pouvant mesurer parfois jusqu'à 8 cm de long. Il saisit également des locustes au vol. Il peut chercher sa nourriture en fouillant le sol avec son bec.

Sources :


mercredi 16 novembre 2011

Le sloughi, la fierté du patrimoine culturel tunisien - Raouf Ochi, Tunisie



Raouf Ochi, Tunisie
Texte et photos © Raouf Ochi 2010
 

          Ce très beau chien de race pure, aux poils ras et aux oreilles tombantes, élancé et musclé, fier et noble de caractère, constitue un élément très important de notre patrimoine culturel. En effet, il meuble une bonne partie de notre littérature orale. Il est présent en tant que personnage vénéré dans de nombreuses légendes, et notre imaginaire collectif a fait de lui une composante non négligeable de notre mémoire collective culturelle, en témoigne le nombre considérable de proverbes à son sujet.
 
Expérience personnelle avec le sloughi : 
 
          Le sloughi, mon ami d’enfance : Quand j’étais enfant, j’étais toujours entouré de sloughis, chiots et adultes. Ma mère me raconta plus tard que c’était mon grand-père (son père à elle) qui était passionné de sloughi : Un jour, il avait pris les bijoux de sa femme pour les vendre, et avec l’argent, il est allé en voyage vers le sud tunisien pour acheter un sloughi. C’était grâce à lui que la tradition de la chasse au sloughi s’était instaurée dans notre famille et depuis, elle est transmise de génération en génération.
          Moi, j’ai pris la relève après mon oncle et je suis en train de transmettre cette passion à mon fils. Le premier sloughi qui honora de sa présence le village des Ochi (à 3 km de Bou-Salem, une petite ville située au Nord-Ouest de la Tunisie dans la vallée de la Medjerda) avait une robe sable clair avec masque au museau. Il avait le droit de manger à table avec mon grand-père.
          Une fois, il alla à la chasse, et en passant par la ferme d’un colon français qui avait des gazelles, son sloughi se mit à courir derrière une d’elles. Alors, le colon sortit avec son fusil et se mit à viser le sloughi pour l’abattre. Mon grand-père courait le doigt sur la gâchette de son fusil avertissant le colon que s’il abattait le sloughi, il n’hésiterait pas à tirer sur lui.
          Heureusement qu’il n’y ait pas eu de poursuite juridique contre mon grand-père grâce à l’intervention d’un homme très influent à l’époque (un Ochi, grand propriétaire foncier). 
          Je raconte cet incident pour corroborer un proverbe tunisien qui dit littéralement que « les sloughis vivent dans les têtes des fous », et mon grand-père en était un, et bien évidemment chaque « sellag » (éleveur de sloughis) appartient à cette race de fous.
 
    Le sloughi, mon compagnon de chasse : Avant d’atteindre l’âge de 14 ans, on m’avait toujours interdit d’aller à la chasse. J’étais trop petit et mes os étaient encore trop mous pour endurer de longues marches à travers champs et collines à la recherche de lièvres, de renards et de chacals. Puis vint enfin le grand jour où je fus autorisé à y aller avec mon oncle Loubiri qui était le « sellag » le plus connu dans la région de Bou-Salem. Je me rappelle qu’à cette époque, il y avait un joueur de l’équipe de football de Bou-Salem qu’on surnommait « le sloughi de Loubiri » tellement il courait très vite.
 



        
  Les parties de chasse me sortaient de l’espace clos de la ville et m’ouvraient d’autres horizons auxquels je n’avais pas pensé : Mon contact avec la nature est né de cette merveilleuse chasse traditionnelle, naturelle et écologique. Mon oncle m’avait tout appris de l’art de la chasse au sloughi et j’étais un élève très passionné, tellement passionné que, plus tard, quand j’étais étudiant en Allemagne et quand j’avais la nostalgie du pays, je ne rêvais que de scènes de chasse que j’avais vécues pendant l’âge d’adolescence. 
 



         
A mon retour au pays, je me suis pressé de renouer avec cette grande passion en achetant 2 sloughis (un mâle et une femelle) d’un couple allemand (les Bergmann) qui vivait à Ghardimaou, une petite ville frontalière au Nord-Ouest de la Tunisie à une bonne heure de voiture de Bou-Salem.
          Une fois, mes fidèles sloughis m’ont sauvé d’un sanglier qui m’avait chargé en l’attaquant à la dernière seconde et en déviant sa trajectoire à environ 15 mètres de mon corps figé et paralysé de peur. Quel assaut spectaculaire ils ont fait ! Sans eux, j’étais vraiment perdu.
 
Le sloughi tunisien en voie de disparition :
          Avant, il y a quelques décennies, de l’époque de mon grand-père, le sloughi était le prince du désert et le sud tunisien en abondait. Le Festival International de Douz est une manifestation culturelle qui témoigne d’une grande tradition d’élevage de sloughi et une partie de ses programmes est consacrée à la chasse au sloughi. Malheureusement, le sud connaît de nos jours une forte baisse de la population de ces nobles chiens de chasse ainsi qu’une dégradation progressive  de cette  race.
          Par contre, le nord tunisien et Bou-Salem, plus précisément, sont devenus progressivement une adresse infaillible de sloughis : Plusieurs éleveurs du sud et d’autres de différentes régions du pays (Nabeul, Hammamet, Nfidha, Sousse, Mateur, Bizerte…) sont venus et viennent toujours acheter des sloughis de Bou-Salem pour en faire la base de leurs élevages.


          Cela dit, il est indéniable que beaucoup d’intrus, qui sont uniquement intéressés par le profit que peut leur rapporter le commerce de sloughis, ont largement contribué à la dégradation de la race, surtout en l’absence d’un registre dans le pays.

          De plus, le changement du mode de vie des nomades constitue une des causes principales de la disparition progressive, lente mais certaine, du sloughi tunisien, surtout que personne ne semble se soucier de sauvegarder la race.

          Par ailleurs, un autre danger imminent risque de compromettre l’authenticité du sloughi tunisien : C’est celui d’importer des sloughis de l’étranger sans s’assurer que la race n’a pas été mélangée.

          Somme toute, on peut dire que l’avenir du sloughi tunisien reste incertain malgré la volonté de quelques personnes ou de quelques familles de préserver cette merveilleuse créature qu’est le sloughi. 



POUR CONSULTER LE SITE DE RAOUF OCHI CLIQUER ICI  

mardi 15 novembre 2011

Attention! andémie de botulisme chez les oiseaux migrateurs!

 

Tunisie : Plusieurs sources concordantes confirment une augmentation importante de la mortalité des oiseaux sauvages (Sabkhat Séjoumi et lac Echkeul). Les symptômes prédominants étant des difficultés de locomotions. Il paraît que les investigations préliminaires s'orientent vers une anadémie de botulisme dont la cause favorisante serait les pluies diluviennes de la semaine dernière.

Certains ont capturé / ramassé et vendu quelques oiseaux. Il n'est pas exclu que certaines volatiles ont été consommés par la population.

Rappelons que le botulisme est une affection nerveuse, le plus souvent d’origine alimentaire, provoquée par l’action de neurotoxines bactériennes (toxine botulique) produites par des bactéries du genre Clostridium, et qui se manifeste par des paralysies flasques.

Un cas similaire à Ontario au Canada vers le 23 octobre 2011 : plus de 6000 oiseaux morts ont été retrouvés sur les berges de la baie Georgienne, au lac Huron en Ontario. La cause était le botulisme.

Il est admis que la bactérie se trouve naturellement à des concentrations inoffensives dans les sédiments du fond des lacs. Sous certaines conditions – abondance de nutriments, taux d’oxygène bas et température plus élevée que la normale –, la bactérie produit la toxine qui finit par entrer dans la chaîne alimentaire.

La consommation de ces volatiles par l'homme ou les animaux domestiques (chiens, chats, etc.) peut engendrer une intoxication fatale. Rappelons enfin que la toxine botulique est thermosensible.

Merci de sensibiliser les citoyens pour éviter de consommer ces oiseaux et d'alerter les pouvoirs publics (agriculture, santé, municipalités, etc.) en cas de détection de tels cas.

Nous comptons sur vous
Salutations
Dr Moez Jridi
photo: Botulisme de type E, lac Érié (1999) : harles huppés, morts du botulisme de type E. Photo : de I.K. Barker


Source de l'article Blog Adibs1 

jeudi 27 octobre 2011

TABLE RONDE INTERACTIVE DU CLUB FAUNE ET FLORE A L'ENMV





Le club Faune et Flore à l’honneur d’inviter les Professeurs, les résidents, les internes et les étudiants de l’école nationale de médecine vétérinaire de sidi thabet à une Table ronde interactive qui se tiendra à l’amphithéâtre d’honneur et ce, le mercredi 2 novembre 2011 à partir de 12h30, sous le thème : « Le sloughi patrimoine culturel tunisien »

AU PROGRAMME

-13h à 13h15min : Dr Adib Samoud


*Présentation du club faune et flore méditerranéenne
*Présentation de l'action sauvons le sloughi

-13h15min à 13h30min : Pr Ibrahim Mataallah


*Standard et diagnose du sloughi

-13h30 min à13h45min : Dr Olfa Abid

*Le sloughi dans notre patrimoine culturel


- 13h45min à 14h : Dr Imen Hadj Ammar

*Trombinoscope des membres du bureau et des actions « sauvons le sloughi »

*Prise de contact

-13h 30min : les membres du bureau
*Discussion et Distributions des attestations


pour plus d'info contactez nous par email : acamff@gmail.com

jeudi 21 juillet 2011

L'incendie de Dar Chichou - Chronique photographique de la catastrophe

Le 14 juillet 2011...un incendie d'origine criminelle ravage une forêt centenaire celle de kerkouane - oued el kssab , faisant partie de la grande forêt de dar chichou.
Cette forêt fût réalisée du temps des français pour fixer les dunes de sables et arrêter la désertification du Capbon...
AUjourd'hui cette forêt risque de disparaître...

Jeudi 15 juillet 2011 à 17H
la forêt de oued el kssab en cendre..je viens de rentrer...j'estime la surface de la forêt ravagée à 100 hectars...c'est la forêt qui est à droite de la route à la sortie de hammame jebli vers haouria...ne vous fiez pas à la première rangée d'arbre...elle cache une terrible catastrophe environnementale...hier les pompier ont réussi à maitriser le feu..aujourd'hui le feu a repris à 4h c'était terrible...à 19h le feu a été a nouveau maîtriser mais pleins de petits foyers persistent et je crois que les pyromanes continuent à allumer le feu car j'ai assisté à un départ de feu loin de tout...
vendredi 16 juillet 2011 à 17h
les colonnes de fumée au dessus d'el Mansourah à plus de 10 km de la forêt de dar chichou...les nouvelles ne sont pas bonnes...la route vers haouaria est encore fermée...les flammes ont touché la grande forêt du coté droit les choses se compliquent..la Tunisie vient de demander l'aide internationale...! la seule bonne nouvelle le mistral est tombé..
Dimanche 17 juillet 2011 à 16h

FIRE WAR! EPISODE IV
le bal des hélicos se poursuit depuis la matinée...des lachés incessants de tonnes d'eau de mer...2 minutes pour remplir le grand seau...entre 5 et 10 minutes pour faire un aller retour...beaucoup d'imprécision...manque d'assistance au sol pour finir le travail à la pelle...ici uste au niveau de la caserne de ouezdra...le feu a atteint les murailles...pas de militaires en vue...il défendent leur caserne en déracinant les arbres tout autour avec des grands traks...tout le monde a l'air résigné...une impression de défaite générale...sans même avoir combattu réellement...je regrade avec mon téléobjectif au loin..deux colonnes de fumée blanche à l'autre bout de la forêt de dar chichou...face à sidi daoued...le pire est à craindre..
lundi 18 juillet à 16h
la situation après 5 jours...plus de 450 hectars partis en fumée...presque 70% toute la forêt appelée Tamezrat (kerkouan, oued el kssab,ouezdra..) un manque de moyen terrible..des équipes épuisés..un commandement des opérations incompétent...des renforts mal cadrés...absence totale de sentinelles de jours ou de nuit pour donner l'alerte dès le départ des feux...absence de suivi des foyers déja éteints par les hélicoptères et ça engendre des départs de feu...absence des citoyens bénévoles...après les construction anarchiques sur tout le littoral et sur les ruines et la perte d'une forêt comme celle de tamezrat...la capbon est en deuil...
lundi 18 juillet 2011- 1 h du matin- sous la colline de jbel ouzdra...un nouveau foyer...les portes de l'enfer sont grandes ouvertes...! pendant ce temps...la garde nationale...les pompiers...les forêts...dorment...Nous sommes aller les réveiller et les supplier pour qu'ils nous aident à éteindre le feu...une brigade des forêts venue de kairouan et ignorant tout de la forêt nous a accompagner...une lutte acharnée jusqu'a 4h du matin...on a réussi à l'éteindre...on était tous épuisés...mais le combat semblait inégal...ce n'était qu'un répit...ce matin le vent a rallumé la braise..
combat inégal
le 19 juillet 2011 à 22h
forêt oued el kssab
un garde forestier se bat contre le feu avec comme seule arme une pelle!
avec lui une poignée de bénévoles amoureux de la forêt et de la nature...on a fini par gagner la bataille mais pas la guerre...il est 3 h du mat...les premières rafales du mistral commencent à souffler...on craint le pire...
Mardi 19 juillet 2011 à 19h

une autre découverte macabre...une tortue à moitié brulée..a essayer de rejoindre un point d'eau de fortune...(en effet en voulant élargir le coupe feu les traxs ont cassé une conduite d'eau qui traverse la forêt et pour info..la fuite se poursuit depuis 2 jours sans intervention de la sonède) mais malheureusement elle est morte et l'eau l'a trainée...commes celle la des milliers de tortues, de nids, de serpents et d'animaux sauvages sont morts brulées...


Mardi 19 juillet 2011 18h
un agent forestier avec un bénévole qui nous a rejoint avec sa femme pour éteindre le feu...le surlendemain de son mariage...un exemple à suivre

mardi 19 juillet 2011 17h
on route pour l'incendie de henchir katoir on remarque une reprise du feu de oued el kssab...j'étais avec Marouane Meddeb Rim Meddeb Adnen Meddeb on s'arrête on commence à essayer de l'éteindre des dizaines de personnes passent sans même bouger le petit doigt...marouen enleve sa chemise pour mettre du sable dedans afin d'étouffer le feu ...puis 2 agents forrestiers nous rejoignent, on part chercher les pelles...et le combat commence...dans 1 heure je repars pour relayer les autres bénévoles...
combat inégal
le 19 juillet 2011 à 22h
forêt oued el kssab
un garde forestier se bat contre le feu avec comme seule arme une pelle!
avec lui une poignée de bénévoles amoureux de la forêt et de la nature...on a fini par gagner la bataille mais pas la guerre...il est 3 h du mat...les premières rafales du mistral commencent à souffler...on craint le pire...
mercredi 20 juillet 2011 à 19h
malgré les efforts déployés par les agents forestiers et les bénévoles le feu ne cesse d'avancer...la braise couve sous l'humus et puis il suffit d'un peu de vent et la forêt s'embrase...l'âge des pins sur cette photo avoisine les 70 ans ..contrairement aux déclarations des hauts responsables le feu continue de plus belle dans 3 endroits différents...heureusement après avoir éteint un départ de feu criminel au niveau du musée de kerkouane les pompiers sont venus nous aider à éteindre le brasier...à 23h on a enfin maîtrisé l'incendie...pour la première fois un gradé des forêts est venu sur les lieux contrôler la situation


mercredi 20 juillet 2011 19h30
un camion de pompier arrive enfin en renfort...d'habitude ils ne veulent pas intervenir...grâce à eux on arrive enfin à stopper l'avancer de la vague incendiaire...il faut maintenant "refroidir" "tbarred" le sol pour empêcher la braise de se rallumer...ici un autre combat a été gagné mais dans d'autres parcelles de la forêt la vague incendiaire brûle tout sur son passage tel un Tsunami de feu...
Jeudi 21 juillet 2011 à 19h10

Non...c'est faux...la forêt brûle encore...ici c'est la parcelle n12 et 13 , une sorte de flanc de colline...les pompiers ne peuvent pas pénétrer à l’intérieur de la forêt avec leurs camions...le feu continue de plus belle...un sentiment d'impuissance face à l'ampleur du désastre...Ils continuent à mentir avec leur communiqués..."on a maîtrisé le feu à 100%"...non c'est faux !!!

jeudi 21 juillet 2011 à 20h
Le désespoir assis contemplant le désastre, Impuissant!

Dernières nouvelles, aujourd'hui à 12h30, l'incendie est sous contrôle, de toute façon il n'ya plus rien à brûler...tout est calciné...pour l'instant persiste ce foyer une sorte de flanc de colline difficile d'accès...cette photo date d'hier soir...on est rentré la mort dans l'âme en sachant que c'était la dernooère fois ou nous voyant ces arbres...j'ai même enregistré des chants de oiseaux sur les cimes des arbres qui à mon avis aujourd'hui sont devenus cendres...le feu avance encore...heureusement le vent est tombé depuis 2 jours...mais on annonce le mistral pour le weekend...

Ajouter une légende

il nous prend pour des imbéciles le directeur des forêts...origine accidentelle??? voici une photo prise par un hélico les premiers jours dont j'ignore l'auteur qui a été publiée il y'a qq jours sur ...5 départs de feu distincts...

à suivre...